« Ne peut être perdu celui qui ignore où il va »

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Si avant même de se mettre en route, Aden ignore comment parvenir à son but, il n’est pas rare que, celui-ci atteint, il se trouve incapable de retracer ses pas.Peu lui importe : chaque chemin ne mène qu’une seule fois à l’azur désiré.

*

L’invisible est cet azur, le désir nocturne de pénétrer, en plein jour, la doublure d’ombre d’une heure blonde.

Une sorte de promenade absolue.

*

Il peut s’agir d’une fenêtre ensoleillée au dernier étage d’une ruine, d’un tronc ligneux d’un arbre sur le quai, d’une porte cochère entrebâillée, mais aussi, d’une passante, du nylon luxueux de sa jambe, du reflet noyé d’un chariot dans la rivière, d’une lampe laissée allumée, à minuit, dans l’escalier d’un immeuble…

*

Par ce geste simple, si ordinaire qu’il se déshérite lui-même, Aden franchit une frontière où nul désormais ne peut le suivre. Les carnets sont restés ouverts sur la table ; la parole écrite s’est interrompue.

Sur la page, les mots s’arrêtent sans finir.

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2 réflexions sur “« Ne peut être perdu celui qui ignore où il va »

  1. Pingback: “Ne peut être perdu celui qui ignore où il va” | Le blog de Rosa Abdaloff

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