De celui qui voulait être saint, mais ne fut que pape en songe (1)

corvo« Corvo habitait une maison qu’un ancien maitre d’hôtel louait par appartements. Il avait installé un studio, au premier étage, où il travaillait. L’Église catholique de pays avait été généreusement ornée par lui de fresques que l’on peut encore voir, et l’on disait qu’il avait aussi orné d’autres églises. La méthode qu’il employait pour peindre était certainement une des caractéristiques les plus curieuses de sa vie à Christchurch. Connaissant sa faiblesse en dessin, il avait l’habitude de photographier ses modèles, tirait ses photos sur verre et, avec sa lanterne magique, projetait leur image là où ils devraient figurer; il ne lui restait plus qu’à en dessiner les contours. Il affectionnait surtout les icônes byzantines ; ses peintures à l’huile étaient parfois rehaussées de tapisseries, pailletées de sequins. Corvo semblait un catholique très pieux ; avant d’utiliser ses pinceaux et ses brosses, il les faisait bénir. Il ne peignait presque exclusivement que des sujets religieux. »

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Une réflexion sur “De celui qui voulait être saint, mais ne fut que pape en songe (1)

  1. Photo: portrait de Frederick Rolfe, le Baron Corvo
    Texte: A.J.A Symons, « A la recherche du Baron Corvo », texte de 1934, et traduit en français par Genevière Hurel pour Gallimard, en 1962. Le lecteur en possession de ce livre est qui voudrait s’en débarrasser est prié de se signaler dans les commentaires!

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