Camouflage urbain

Tu ne ris plus désormais,
le regard vide.
Tu ne parviens plus à t’extraire que quelques secondes de l’horreur du monde
Tu ne parviens plus à capter que d’infimes particules de temps
que tu t’amuses à étirer encore et encore et encore :
le vent dans les feuillages urbains
les rigoles que laisse sur la plage la mer qui se retire.
la pâleur trouble de l’eau stagnante
L’extrémité alanguie d’un cumulus
une nuance particulièrement profonde de rouge dans les pétales d’une fleur
le granulé incomparable d’un mur de briques en train de s’effriter.

Publicités
Par défaut

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s