« Dans la terreur de prendre trop de place »

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« Hypnotisé, vissé dans le blanc électrisé de la nuit, il avait laissé derrière lui l’amitié indécise des jours qui s’allongent. Suivent les trace odorantes du printemps.
rivés, soudés dans le vide ses yeux refusaient de s’éclairer à l’approche du jour qui s’éveille.

Cela tordait Joseph au-delà de l’imaginable de savoir que l’on avait pu l’éloigner. Le congédier.
Simplement disparaître sans jamais plus laisser d’empreintes sur e qu’il avait connu.

Dans la terreur matin après matin que dans le froid des ténèbres les ombres mystérieuses n’aient dressé leur estrade. Avant que la nuit ne chavire, l’aube ne luise, la foule ne soit assemblée, joyeux complices de leur crime sordide curé et bourreau ne s’avancent. Vantent leurs mérites respectifs. Alors grincerait en avant le redouté cortège. Incertaines se détacheraient les ombres. Avides se figeraient les silhouettes. Poli l’acier jaillirait, illuminerait. Rebondirait. »

*

« Ce n’est pas tant la hantise de la mort qui empêche de vivre. Bien plutôt la hantise de mourir à un passé inachevé qui empêche de balayer les feuilles mortes du matin. Dédaigneux que nous sommes du printemps qui s’avance. »

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