« Je te tocarde et te marmine, enfin je t’écorcobalisse »

1922-WoundedVeteran

« On lui a soulevé à la pince le peu de physionomie qui lui collait encore sur la poire – c’était carcasse de bœufs éventrés – j’en ai vu plus tard, Georges de Blanchemarie, néssencé dans l’Jura j’vousljure en huit et des poussières, d’autres comme ça – des pas beaux non plus – dans la Capitale, après les cérémonies – des Soutine, Chaîm – d’éjaculations couleuriques….
Ca s’entredégoulinait pas mal au musée – on se bavassait dessus pour certains d’entre nous – de temps à autre ça nous prenait – cicatrices comme fermeture c’était comment inévitable – scratch, en grand ouvert, de là à refermer, toute une histoire – […] Jacques il s’ouvrait des plaies – pas qu’il ait fait exprès ça se déchirait de l’intérieur, des profondeurs – à saigner à en plus finir – en cochon qu’il était pis que moi – il était pas tenable lui… »

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Une réflexion sur “« Je te tocarde et te marmine, enfin je t’écorcobalisse »

  1. Titre emprunté à Henri Michaux
    Image: Otto Dix: vétéran blessé
    Texte: Andréas Becker, Gueules, récit publié aux éditions d’en bas (http://www.enbas.ch/). Un texte impressionnant accompagnant des photos de blessés de la Première Guerre mondiale et des dessins de l’auteur. Âmes sensibles s’abstenir.
    Une très belle et très juste chronique sur le blog Charybde 27 (https://charybde2.wordpress.com/2015/03/27/note-de-lecture-gueules-andreas-becker/)

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