un départ, des ongles rongés

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« Tout comme douze ans plus tôt, on nous équipa pour la route, seulement cette fois c’est moi qui me tricotai un bonnet pour ma bosse. La lingère nous remit des vêtements bruns. Ignat Borissovitch nous versa une « petite goutte », prononça un toast pompeux dans lequel il nous appelait, Bakatov et moi, des oiselets sur le point de voler de leurs propres ailes et exprima l’espoir que nous saurions mener avec dignité le bateau de la raison à travers les écueils de la déficience mentale jusqu’au port du bonheur matériel. Bouffonnant jusqu’à l’instant de nous séparer. De temps à autre, Igor Borissovitch jetait un regard circulaire sur le personnel sorti nous faire ses adieux et s’écriait :  « Dieu m’est témoin que je n’ai pas voulu cela! », la question étant de savoir ce qu’il n’avait pas voulu: proférer des âneries ou envoyer vers la ville deux idiots à une mort certaine. »

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