Mourir dans l’indifférence des grandes faces de roche

« Ce fut une fin dans La Fin pas bien belle. Cependant, si Alexis en eut du chagrin sans toutefois verser de larmes, il pensa en son for intérieur que cela était le destin et que dans ce lieu, cela n’avait rien d’extraordinaire. Le paysage n’avait pas changé : l’homme était mort là, brutalement, mais aucune paroi, aucune aiguille, aucun glacier sous le soleil de juillet n’avaient frémi d’aucune manière. Les chardons bleus n’en étaient pas ternis et l’herbe encore fleurie ne s’était penchée que sous le poids léger de l’air d’été qui coulait des sommets. La fin d’un homme ou d’un chien ou d’une vache, la chute d’un corps parvenu à son terme, l’envol d’une âme le long des dalles de granit ou des échancrures de calcaire noircies par les nuages noirs de l’hiver n’avaient aucune importance. Le poids de la chair et des pensées était moins lourd qu’une seule volute de fumée de cigarette… »

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