Ce qui reste des grandes histoires dans les lambeaux de vêtement

Gustave_Moreau_Salomé_1876

« Les accoutrements féminins et les bibelots pleins d’ornements ont toujours exercé sur moi un étrange attrait. Un de mes amis collectionnait les objets les plus hétéroclites qu’il pouvait trouver. Dans une boite en acajou, il gardait secrètement un lambeau de soie noire, aux bords en fine dentelle, brodée de quelques paillettes de strass. C’était certainement le vestige d’une vieille robe de bal ; par endroits, le tissu était taché de moisissures. en échange de timbres, ou même d’argent, j’avais le droit de le regarder. Il me conduisait alors, dans un petit salon ancien et me le montrait. Le lambeau entre mes mains, je restais muet de satisfaction et de plaisir. Mon ami se tenait sur le pas de la porte et faisait le guet ; quelques minutes plus tard, il revenait, me reprenait le morceau de soie, le remettait dans sa boite et me disait : « voilà, c’est tout, c’est fini maintenant! » […] »

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