carnets du monde souterrain #3

On voudrait analyser la fourmilière qu’on n’y parviendrait pas.

On noterait le mouvement de chacune des fourmis, et puis, au bout de la trentième, on aurait perdu le compte… eh ?

On compte les fourmis, l’une puis l’autre et puis… mais où est passée cette conne ? Elle a glissé de la table ?

On compterait les fourmis et, dans un éclair de lucidité, on se rendrait compte que ça n’en valait pas la peine, hein ? de les compter comme ça, alors qu’elles courent sur la toile cirée et se noient dans les flaques de vieux vin.

tiens, encore une.

On compterait les fourmis, les fourmis ou les hommes qui vont sous terre, loin, dans les galeries, à l’aveuglette, les uns derrière les autres, serrés.

Chaleur animale.

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