De vieilles affaires laissées dans un coin, et, parmi elles, une boîte issue de mon corps.

Encore une journée, et encore une autre, et encore et encore, mais pas dans ce sens. Regarder le ciel par la fenêtre et suivre les nuages sans conviction. Et la boîte, encore elle et son contenu mystérieux. Il en était arrivé à ce point de la fixation où plus rien n’existe ; à cet état où même l’objectif sur lequel il s’était focalisé commençait à laisser place au désintérêt le plus total. Un temps de gymnopédie. Des miettes poussées au bout de la table par un coup de torchon trop rapide qui éparpille plus qu’il ne nettoie. Un livre aux pages cornées qu’il n’arrivait pas à terminer. Une chemise sale, au col taché de rouge à lèvres. Un portable démonté, la batterie plus loin. Des magazines pornos, qui avaient glissé de sous le canapé, et qui remuaient l’écho d’une soirée lointaine où des amis les avaient découvert. Les rires du passé, sans tristesse ni sentimentalisme. C’était de la moquerie. Et encore des cannettes vides, une vieille pierre avec un oiseau dessiné au feutre dessus (souvenir d’une soirée au coin du feu de son adolescence), un chevalier moulé dans le plastique, une poignée de photos des dernières vacances et, au milieu, la boîte.

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