Sainte Geneviève des cuites

Il y a une colline qui est le centre du monde. Mes rêves de ces dix dernières années me l’avaient dit. Je cherchais une église, mais c’est un tombeau qui trônait à son sommet. Un gigantesque tombeau à la colonnade imposante. Le long, il y a des rues. Ceux qui les parcourent sont écrasés par le poids des morts. On se sent petit à l’ombre, tout petit, presque rien. On se sent bien. On sent bien qu’on ne compte pas. Approcher les dépouilles de ceux qui comptent encore alors qu’ils sont mort, rien que ça, on en tire de la fierté. La grandeur par proximité.

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