dans le carnet d’un autre, plus illustre

J’ai visité l’usine avec le mur d’enceinte vert. Devant ce mur, j’ai attendu qu’il se passe quelque-chose. Il arrive toujours quelque-chose. Aujourd’hui non, rien.Et puis j’ai compris que l’événement de cette journée, c’était moi, debout à attendre là devant le mur.

*

Comme un ciel artificiel. Les villes de demain seront recouvertes d’énormes coupoles transparentes, en verre ou en plastique. Air conditionné, températures égales ou réglées selon les besoins de notre organisme dans les heures d’activité ou de repos. Le froid, la pluie n’existeront plus. Les maisons n’auront plus de toits ni de murs. Finira alors l’âge des cavernes, qui dure encore, où l’homme, toujours, cherche à s’abriter. Peut-être n’y aura-t-il plus de maisons. On dormira dehors sur des hamacs. Le long des avenues on trouvera des fauteuils et des canapés. La disparition des murs modifiera notre rapport à la propriété, les relations sociales, les mentalités. Les barrières entre la vie publique et privée tomberont. Il ne sera plus nécessaire de de vêtir. Nous sortirons tous nus et ferons l’amour sous les yeux de tous.

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