retrouver le souffle, sauver la bête

Quel rapport avec l’usine ? Quel rapport avec le grand souffle qui git, me direz-vous ? Il faut le voir dans cette obsession pour les ponts, les poutres, les grues, les chantiers publics, le bruit de l’acier, des rails, des gares et de l’enchevêtrement des lignes électriques, téléphoniques, dans l’odeur du métal que l’on ponce, à ma propension à préférer l’alcool dans un lieu improbable, une alcôve, un replis de la ville, à ma quête immodérée des impasses et des souterrains, des histoires, et des fantômes qui errent dans les tunnels et les grands hangars, à mon amour des verrières et des cheminées. C’est pour eux que je cherche les mots. C’est pour retrouver le souffle. Nous voulons tous sauver la bête. C’est notre fardeau, c’est notre nature. C’est une sorte de mission que nous nous sommes fixés ; non, que l’on nous a imposé. Impossible d’aller voir ailleurs. Tout nous y ramène, toujours.

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